Johnny Depp a été aperçu dans les rues de Paris le 28 juin dernier. L'acteur avait opté pour une tenue qui le camouflait et lui permettait de se promener sans être reconnu.
Durant plusieurs semaines, Johnny Depp a été au cœur de l'actualité. A partir du 11 avril dernier, l'acteur a fait face à la justice dans un procès qui l'opposait à son ex-femme, Amber Heard. Celui-ci a été très médiatisé et, suite à sa victoire, il est désormais prêt à reprendre sa vie. Le 28 juin dernier, c'est dans les rues de Paris qu'il a pu être aperçu. Comme l'a révélé le Daily Mail, Johnny Depp avait toutefois opté pour la discrétion et il avait tenté de se camoufler afin de pouvoir profiter pleinement de sa balade. En effet, il portait une casquette gris anthracite, une veste militaire et des lunettes de soleil noires. D'après les informations du média, il serait dans la capitale afin de débuter le tournage d'un film qui pourrait lui permettre de revenir sur le devant de la scène. Il va interpréter le rôle de Louis XV et aurait déjà effectué plusieurs allers/retours dans les studios de Clichy afin de faire des essayages de costumes et de perruques. Un projet qui lui tient beaucoup à cœur.
La carrière de Johnny Depp a été très impactée par les accusations dont il a fait l'objet. Pour rappel, il a été remplacé dans la franchise des Animaux Fantastiques. L'acteur y jouait le rôle de Grindelwald et c'est Mads Mikkelsen qui a été choisi. Une décision qui avait été très commentée, notamment par ses fans qui ont eu beaucoup de mal à l'accepter. De plus, l'acteur a longtemps incarné le célèbre Jack Sparrow dans Pirate des Caraïbes et de nombreuses rumeurs indiquant qu'il pourrait faire son grand retour ont vu le jour. "C'est une invention", a déclaré son représentant à NBC News. Afin de le convaincre, Disney lui avait fait parvenir un "un panier-cadeau avec une lettre très sincère", avait confié une source proche de l'acteur qui avait ensuite précisé que le studio lui avait proposé 301 millions de dollars. Une requête à laquelle Johnny Depp ne semble pas avoir voulu donner suite. Il y a également un spin-off sur le capitaine Sparrow qui est envisagé. Reprendra-t-il son rôle ?
Johnny Depp : quels sont ses futurs projets ?
Désormais libéré de ce procès, Johnny Depp est bien décidé à reprendre une vie normale. Il y a quelques semaines, il a ouvert un compte Tik Tok sur lequel il n'a mis qu'une seule vidéo pour l'instant. Par la suite, il a partagé une photo de Hedy Lamarr, une actrice, productrice de cinéma et inventrice autrichienne, naturalisée américaine, sur son compte Instagram. En légende de son post, il avait simplement écrit : "Bientôt". Va-t-il prochainement sortir une chanson en hommage à l'actrice ? Plus récemment, il a été aperçu sur le tournage de son nouveau film. De nombreux projets qui montrent que Johnny Depp est bien décidé à revenir sur le devant de la scène.
La saison 4 de "Stranger Things" touche à sa fin sur Netflix. D'une durée exceptionnelle de 2h19, le chapitre 9 est particulièrement attendu par les fans. Cette durée signe-t-elle un record dans le monde des séries ?
Les fans de Stranger Things s’impatientent. Les deux derniers chapitres de la saison 4 débarquent ce vendredi 1er juillet sur Netflix. Plus ambitieux et plus terrifiant, ce nouvel opus a placé la barre haute, confirmant le succès impressionnant de la série dans le monde entier. Cette saison 4 est aussi la plus longue de toutes. La durée moyenne de chaque épisode oscille entre 1h15 et 1h20 - et jusqu’à 1h40 pour le septième chapitre.
Avec le volume 2, Matt et Ross Duffer, les créateurs de la série, vont encore plus loin. Le neuvième épisode, intitulé L'infiltration, devrait atteindre les 2h19, soit la durée classique d’un film à gros budget projeté au cinéma. Les frères Duffer signent-ils un record ? Pour l’univers de Stranger Things, indéniablement. Ce chapitre 9 est le plus long de toute la série.
Néanmoins, il existe des épisodes encore plus longs dans l'histoire de la télévision. Dans le monde, les fictions turques sont connues pour être très denses. En moyenne, chaque épisode dépasse les deux heures. Diffusé en 2014, le volet ultime de la série Le Siècle magnifique - Muhteşem Yüzyıl en version originale - dure 2h37.
Si l’on décide de se concentrer uniquement sur l’univers de la télévision américaine, le tout dernier épisode de M.A.S.H, une célèbre sitcom des années soixante-dix, dépasse les deux heures - 2 heures et 1 minute pour être précis. Pour l’époque, c’est un exploit.
Stranger Things se fait voler la première place du podium par une autre série Netflix, annulée depuis 2018, Sense8. L’épisode final atteint les 151 minutes, soit 2h31. Certains considèrent ce volet comme un téléfilm, pourtant il est enregistré sur la plateforme comme le douzième épisode de la saison 2. Il décroche donc le record.
from Divertissement - Dernières infos - Google Actualités https://news.google.com/__i/rss/rd/articles/CBMiR2h0dHBzOi8vd3d3LmFsbG9jaW5lLmZyL2FydGljbGUvZmljaGVhcnRpY2xlX2dlbl9jYXJ0aWNsZT0xODcxMTM2Ni5odG1s0gFLaHR0cHM6Ly93d3cuYWxsb2NpbmUuZnIvYW1wL2FydGljbGUvZmljaGVhcnRpY2xlX2dlbl9jYXJ0aWNsZT0xODcxMTM2Ni5odG1s?oc=5
via IFTTT
Karine Ferri a pris une lourde décision et ne sera plus dans Danse avec les stars, comme elle l'a révélé ce mercredi 29 juin 2022 sur Instagram. L'animatrice de 40 ans, qui vient de célébrer son troisième anniversaire de mariage avec son amoureux le footballeur retraité Yoann Gourcuff, a pris les commandes de ses réseaux sociaux pour mettre un terme à de fausses rumeurs. "Je voulais vous informer, avant que d'autres ne le fassent, avec des titres mensongers, que je ne serai plus à l'animation de Dals, le debrief, à la rentrée prochaine", écrit-elle.
Karine Ferri, qui était en charge de l'after du concours de danse de TF1, animé par Camille Combal, ne sera donc plus de la partie. Elle explique que la chaîne a "su écouter (ses) envies et respecter (son) choix", rappelant bien évidemment qu'il s'agit là de sa décision. "J'ai adoré travailler sur ce programme, riche en émotions, en rebondissements, avec une équipe formidable, continue Karine Ferri. J'ai vécu l'expérience d'apprentie danseuse avec bonheur, j'ai grandi au sein de ce programme."
J'aspire à d'autres aventures
Celle qui a pris beaucoup de bonheur à debriefer l'émission avec les candidats et les membres du jury Denitsa Ikonomova, Chris Marques, François Alu et Jean-Paul Gaultier, le vendredi soir, "aspire à d'autres aventures", comme elle le fait savoir. "Que j'ai hâte de partager avec vous et TF1", peut-on lire sur son message partagé sur Instagram. Karine Ferri, toujours très proche du clan Lemarchal depuis qu'elle a été la compagne du regretté Grégory Lemarchal, fourmille de projets.
Sa distinction au Festival de Cannes 2022 l'a prouvé une fois de plus : adulé par tout un pan des amateurs de culture pop, Park Chan-wook n'est pourtant jamais vraiment parvenu à se débarrasser de son image de petit malin. La faute à ses plus grands succès, JSA - Joint Security Area, Old Boy et Mademoiselle, restés légendaires grâce à leurs audaces formelles et à une structure narrative empruntant beaucoup à l'effet Rashômon pour balader leurs spectateurs. Lesquels, bien sûr, ne demandent que ça.
Néanmoins, que ce soit dans ces grandes oeuvres populaires ou dans des essais reçus avec plus de méfiance, comme le magnifique Thirst, ceci est mon sang..., son travail a toujours consisté à détourer les affects humains à l'aide de ces carcans. Avec Decision to Leave, il passe un cap supplémentaire. Au risque de s'aliéner le grand public, qui voit dans cette histoire de mort suspecte en haut d'une montagne un très bon point de départ pour un thriller rempli à ras bord de twists truculents, il dilue progressivement les conventions narratives du genre dans une étude de personnage aussi fascinante que l'enquête sur laquelle s'ouvre le film.
Il faut être parvenu à un niveau de maîtrise dramaturgique et esthétique sans commune mesure pour réussir un tel exploit, à savoir abandonner des enjeux dits principaux au premier tiers du récit et embrayer sur l'exploration d'une intrigue plus intime, sans pour autant complètement changer de braquet ni même perdre son spectateur en route. En fait, la subtilité de cette longue transition – qui constitue toute la puissance du long-métrage – réside dans sa maîtrise des codes du polar, qu'il tord et réadapte en permanence, afin de donner à cette investigation un arrière-goût de sensualité, puis à cette étrange romance des airs suspicieux.
Comme à son habitude, il multiplie, puis détourne les poncifs, que ce soient la structure en trois actes ou les innombrables fusils de Tchekhov (il faudra plusieurs visionnages pour tous les répertorier). Ceux-ci garantissent une cohérence à l'ensemble, mais au lieu de se contenter de complexifier les strates de récit, ils l'emmènent carrément autre part. Tandis que les enjeux muent radicalement, chaque détail, chaque parcelle de l'image révèle un double sens, une profondeur inattendue qui transforme le tout en gigantesque jeu de piste dont l'issue n'est pas un quelconque rebondissement judiciaire, mais un examen minutieux et bouleversant du sentiment amoureux.
Profilage
Le feu de l'amour
Contre toute attente, Decision to Leaverestera peut-être la plus belle histoire d'amour de l'année, justement parce qu'il recycle tout le formalisme cher au maître en émotion brute. En ça, il complète presque un diptyque initié avec Mademoiselle. Après avoir huilé les rouages de l'érotisme, le metteur en scène ausculte les zones d'ombres sentimentales, avec un film forcément plus chaste, mais pas moins chargé en tension sexuelle. Une impression qui doit beaucoup aux performances de Tang Wei et Park Hae-il et à leur alchimie chancelante.
Hitchcockien en diable (l'obsession de Jang Hae-joon pour Song Seo-rae fait forcément penser au fétichisme pictural de Vertigo), il fait volontairement l'amalgame entre les fausses pistes et autres mensonges de l'investigation policière (au cinéma, on s'entend) et les non-dits qui caractérisent cette relation, et ce afin d'infuser les plus simples des interactions d'un suspense insoutenable, dans la plus grande tradition du bon vieux Alfred.
Ainsi alors même que l'enquête patine, la tension redouble d'intensité, au détour d'une rencontre fortuite où chaque personnage semble en décalage par rapport à ses congénères, ou au gré de retrouvailles sous la neige, perturbées par un détail incongru, qui vient complètement brouiller les pistes.
Ne vous retournez pas
Ainsi, la romance gagne en intensité à chaque séquence, à chaque plan, à chaque détail de composition qu'on croyait futile. Le tout sans jamais céder aux facilités qui ont toujours fait relativiser Basic Instinct et ses héritiers. Miraculeusement, le lien qui unit nos deux héros reste tantôt intrusif, tantôt pervers sans pour autant gâcher sa beauté par un trop-plein de toxicité. Leur histoire est certes tordue, mais elle n'en reste pas moins profondément romantique et par conséquent une sorte de symptôme ultime des contradictions qui définissent les sentiments humains.
Une sensibilité qui interroge, donc, avant d'emporter tout sur son passage dans le dernier acte, course contre la montre, qui, débarrassée du poids de toutes ces considérations morales, sociales et professionnelles, terrassera quiconque a été doté d'un coeur à la naissance (c'est-à-dire tout le monde sauf notre rédacteur en chef), grâce à un incroyable plan zénithal et à une contre-plongée magnifique. Le genre d'image qui reste gravée ad vitam æternam dans le cortex cérébral.
Fenêtre sur cour 2.0
Park d'attraction
Et c'est l'ultime accomplissement du long-métrage : réaffirmer l'omniscience artistique de la mise en scène. Au nez et à la barbe des institutions et d'une certaine frange de la cinéphilie, Decision to Leavetire toute sa puissance émotionnelle et narrative de sa réalisation. En abandonnant progressivement les oripeaux du whodunit ludique à l'aide de sa caméra, sans pour autant sacrifier ses effets de style, il crée une émotion purement cinématographique.
Non pas qu'il se drape d'un formalisme envahissant, au contraire ! Quand bien même il s'autorise quelques envolées spectaculaires, surtout dans son premier tiers, il n'hésite pas à revenir à une sobriété stylistique si nécessaire. En fait, au milieu de cette effervescence visuelle assez dingue, les plus belles scènes sont celles qui reviennent aux procédés les plus simples, comme le champ contre-champ, technique classique que le cinéaste transcende complètement, comme si c'était lorsque l'intime s'immisçait dans cette saga policière trouble que les personnages pouvaient enfin s'exprimer.
Un champ-contrechamp... ou presque
Encore une fois dans une logique purement hitchcockienne, il l'utilise pour matérialiser une intrusion ambigüe et littéralement téléporter la psyché du personnage principal dans l'espace personnel de celle sur laquelle il enquête. Plus impressionnant encore, il en fait des amorces de flashbacks inédites, reliant entre elles toutes les couches thématiques du film, parfois trahies par un simple changement d'étalonnage ! La caméra est l'alpha et l'oméga de ces 2h18 de pur cinoche, accorde un point de vue aux morts et aux objets, quand elle ne s'attelle pas à rendre haletantes les scènes qui empoisonnent les productions actuelles, comme les discussions par SMS.
À des millénaires de la démonstration creuse, Park Chan-wook jongle avec les focales, s'envole, retrouve et malmène les trucs les plus simples de l'histoire du 7e art et parvient finalement à raconter un amour contrarié dans toute son universalité. Il suffit parfois d'un chef-d'oeuvre (ne pesons pas nos mots) de cette trempe pour rappeler pourquoi on croit encore en la puissance immersive du cinéma. Quant à la carrière de l'artiste, maintenant qu'elle a sublimé ses propres méthodes, on se demande dans quels paradis (ou enfers) filmiques elle peut encore nous emmener.
Véritable icône dans son pays, il est également apparu dans plusieurs films internationaux dont "L'Aile ou la cuisse" avec Louis De Funès et "Le Patient anglais" avec Juliette Binoche.
L'acteur tunisien Hichem Rostom, qui avait joué dans des films célèbres comme Le Patient anglais et L'Aile ou la cuisse, est mort mardi à l'âge de 75 ans, a annoncé le ministère tunisien des Affaires culturelles. Les causes de sa disparition n'ont pas été révélées.
"Il est l'un des acteurs les plus éminents de la Tunisie", peut-on lire dans le communiqué. "Il a participé à un nombre important d'oeuvres théâtrales et cinématographiques, nationales comme internationales."
Icône tunisienne
Comme le rappelle le ministère, Hichem Rostom a obtenu son baccalauréat en Tunisie avant de s'envoler pour la France. Il y a étudié la littérature et l'histoire du théâtre, deux domaines dans lesquels il a obtenu le titre de docteur, tout en poursuivant ses aspirations artistiques.
Il a travaillé comme animateur au Théâtre national populaire avant de se lancer dans le cinéma. Il a participé à des dizaines de films tunisiens, français, italiens, anglais et allemands au cours d'une carrière longue de 50 ans. Il a notamment été vu dans Le Nombril du monde d'Ariel Zeitoun, Le Patient anglais d'Anthony Minghella avec Juliette Binoche, Whatever Lola Wants de Nabil Ayouch ou encore L'Aile ou la cuisse aux côtés de Louis Funès (1976). Après son retour en Tunisie en 1988, il a joué dans plusieurs films et séries de télévision à succès.
Installée à Biarritz avec ses deux filles et son compagnon, le journaliste Hugo Clément, Alexandra Rosenfeld est sortie de sa bulle bien-être le temps d'un entretien avec Paris Match.
Qui mieux qu'Alexandra Rosenfeld pour imaginer la tenue de yoga parfaite ? Reconvertie en professeure de yoga sur la côte basque depuis plusieurs années, l'ancienne Miss France a imaginé un ensemble en collaboration avec la marque spécialisée Circle. Paris Match est allé à sa rencontre alors qu'elle inaugurait un stand éphémère installé au Bon Marché, à Paris. L'occasion pour elle de revenir sur ce projet parfaitement en accord avec son mode de vie tourné vers le bien-être, qu'elle partage avec son compagnon Hugo Clément et ses filles, Ava et Jim.
Publicité
Paris Match. Comment est née cette collaboration avec Circle ? Alexandra Rosenfeld. Je suis prof de yoga donc je suis en tenue de sport quasiment tous les jours. Depuis plusieurs années, j’essaie d’être le plus green possible et de me tourner vers des marques responsables, donc j’avais acheté un legging Circle et j’ai adoré. Le fait qu’il soit fait avec des matières recyclées ne l’empêchait pas d’être très technique et gainant. J’aime avoir le ventre, les fesses et les cuisses hyper gainées. Je me suis dit qu’ils étaient vraiment géniaux et comme j’ai toujours des idées qui fusent, j’ai eu l’envie de faire une collection. Mais c’est vraiment difficile d’être responsable, surtout dans le textile. J’en ai parlé avec Circle au détour d’une conversation et ça s’est fait tout seul.
La suite après cette publicité
Dans quelle mesure vous êtes-vous impliquée dans le projet ?
J’ai créé la collection comme je porte les tenues de yoga : pendant le cours je suis en legging et en brassière mais pour sortir, j’aime avoir un tee-shirt loose et me sentir enveloppée, surtout après une pratique de bien-être, que ce soir le yoga ou le pilates.
La suite après cette publicité
Qui dit vêtements de sport responsables, dit parfois prix élevés…
On s’est posé la question des prix, je ne voulais pas que ce soit trop cher et en même temps un legging à deux euros ce n’est pas normal. Je suis allée à l’atelier à Porto, j’ai donné un cours aux dames qui travaillaient sur les tenues. Là-bas, tous les ateliers se tirent la bourre pour être le plus écolo possible et ces dames là sont les mieux payées. C’est un plaisir pour elles de travailler là, parce que c’est cadre responsable et humain. La question du prix s’associe au bien-être des personnes qui travaillent derrière.
Vous avez donné le prénom de votre fille aînée Ava au legging et celui de votre petite Jim au tee-shirt. Est-ce qu’elles partagent déjà votre passion pour le yoga ?
Ava, la grande, elle a 12 ans donc le legging… (rires). Elle me voit depuis toujours faire du yoga, elle s’amuse à en faire avec moi, elle essaie de faire des postures. Jim a un prénom de garçon donc c’était parfait pour le tee-shirt unisexe et elle, c’est pareil, elle a 2 ans et elle me voit pratiquer. Puis, j’ai enseigné jusqu’à huit mois de grossesse donc elle a ça en elle. Je lui ai acheté un livre donc elle fait des petites postures pour enfant. Enfin, la brassière Yvette c’est pour ma mamie. Le tout fait « AJY », le nom de ma méthode bien-être, mais aussi « agis pour toi, pour les autres, pour la planète ».
Votre méthode ne concerne pas seulement le yoga, mais toute une façon de vivre, notamment avec l’alimentation. Est-ce que vos filles vous interrogent parfois à ce sujet ? Est-ce qu’elles vous imitent déjà ?
La grande a décidé d’arrêter de manger de la viande parce qu’elle sait que c’est ce qui pollue le plus. Mon compagnon Hugo étant végétarien, la maison est végétarienne. On a tous très bon appétit, donc il y a toujours dans les plats de belles portions avec des protéines végétales. Donc Ava s’est dit : « Si je ne suis pas carencée et que je mange des protéines végétales à la maison, je peux arrêter de manger de la viande. » Je lui ai dit : « Tu fais comme tu veux, je veillerai à ce que tu ne sois jamais carencée et que tu manges toujours équilibré. » La frustration ne fait pas partie de nos vies. On a un mode de vie sain, on mange bio et de saison, à la maison en tout cas.
Autrement, elle a une gourde. Il est hors de question pour elle à 12 ans d’avoir une bouteille en plastique… Puis elle est hyper grande et elle prend souvent mes habits, donc il y a aussi la notion de seconde main chez nous. Pour elle c’est normal. Cette génération est déjà engagée, ils ont des idées qu’ils défendent. Ils sont beaucoup plus alertés et concernés.
Voir votre fille si engagée si jeune, dans un contexte de crise globale, est-ce que ça vous rassure en tant que parent ?
Oui, ça me rassure. J’ai lu un article hier qui disait que les enfants nés en 2020 allaient connaître beaucoup de canicules. Eux vont avoir des problèmes climatiques beaucoup plus forts, donc heureusement qu’ils s’en inquiètent, que ça rentre dans leurs mœurs. Certaines personnes très écolos se demandent si elles vont faire un enfant ou pas. Moi je me dis que finalement, si on laisse le monde qu’à des gens qui s’en foutent… Autant bien les éduquer, qu’ils aient tous les bagages en main.
Votre aînée s’approche de l’adolescence. Comment est-ce que vous appréhendez cette période charnière en tant que mère ?
On verra quand on y sera. Je n’appréhende pas. Elle fera au mieux pour elle, moi je serai toujours là en renfort.
Sur les réseaux sociaux comme dans votre livre, vous désignez votre corps tel un allié. Est-ce que ça a toujours été le cas ?
Oui, même si j’ai entendu des reproches toute ma vie. J’ai un caractère tellement dur et tellement fort que ça ne m’a jamais atteint, contrairement à mes parents. On a toujours dit à ma mère que sa fille était maigre, qu’elle devait me faire manger. Elle m’achetait plein de gâteaux, elle me mettait des sauces dans les plats pour que je grossisse mais c’était ma morphologie. Pour moi c’était idiot, c'était comme critiquer la couleur des yeux. J’étais faite comme ça, ça ne me posait pas de souci, je n’étais pas en mauvaise santé donc ça ne me perturbait pas. En revanche, comme je ne grossissais pas, j’avais pris l’habitude de très mal manger. Mon corps a dit stop vers 23, 24 ans : j’ai commencé à avoir des boutons, des aphtes… Je sentais que le corps rejetait quelque chose et on a vu que j’avais une intolérance au gluten, car je ne mangeais que ça. En plus de la viande, je mangeais des pâtes, je ne buvais que du soda, je ne mangeais jamais de légumes…
J’ai changé mon alimentation à partir de là. J’ai commencé à aller dans les magasins bio, à manger de saison… Et c’est là le début de mon cheminement vers le bien-être. C’est vraiment l’alimentation qui est la clef de tout. Une fois qu’on fait attention à l’intérieur, on a envie de faire attention à l’extérieur et d’aller vers des pratiques telles que le yoga.
Votre déclic est survenu après votre année Miss France, est-ce que votre « règne » a joué un rôle dans cette prise de conscience ?
J’étais tout le temps en baskets et passer aux talons tous les jours… mon dos en a pris un coup. Surtout que j’ai arrêté le sport. A cette époque-là, j’étais stressée, j'avais tout le temps mal à dos, je voyais des ostéopathes, des kinésithérapeutes… Mais c’est le yoga qui m’a aidée. C’était une super expérience, mais aujourd’hui, je suis à nouveau moi tous les jours.